1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 02:30

KSAR, DOUBLE LAUREAT DE L'ARC 

1921, c'est l'avénement de KSAR qui gagnera le prix Hocquart, le prix Lupin et le Jockey Club. KSAR restera dans la mémoire des spectateurs par l'ampleur de ses foulées, mais aussi par une certaine vulnérabilité. En effet, alors qu'il est le grandissime favori dans le Grand Prix de Paris, il ne fournira pas l'effort demandé par son jockey, Georges Stern. Puis il devancera facilement ceux qui venaient de le battre dans le RoyalOak, avant de connaître la consécration dans l'Arc de Triomphe.
L'année suivante, KSAR sera à son apogée. Malgré deux défaites, il gagnera le prix des Sablons, le prix du Cadran, le prix du Prince d'Orange avec une étonnante facilité puis se promènera littéralement pour enlever son deuxième Arc. Un cheval d'exception...

C'est cette année-là (en 1922) que Marcel Boussac gagnera son premier Jockey Club avec RAMUS, un bon cheval n'ayant pas vraiment la stature du champion. Il en gagnera onze autres en marquant de façon indélébile le monde des courses pendant près de cinquante ans.

 

EPINARD

 

EPINARD, LE CHEVAL DES DEFIS

Celui qui va faire beaucoup parler de lui, ce sera le fameux EPINARD, un poulain alezan de 2 ans, puissant, aux origines roturières, qui montrera sur les pistes une vélocité remarquable. Une fois lancé, il partait comme une flèche qui ne pouvait aller au-delà de 1600m. Il débutera dans le prix Yacowlef en gagnant de cinq longueurs. Et ce sera tout à fait logiquement qu'il sera présenté dans le prix Morny. Malheureusement, une négligence du starter compromettra toutes ses chances de le voir figurer à l'arrivée, étant parti avec du retard.
Dans le Critérium de Maisons-Laffitte, il prendra sa revanche en semant ses adversaires, puis il impressionnera encore dans le Grand Critéium.
A 3 ans, il gagnera les cinq courses à laquelles il participera sans connaître de réelle oppositionà sa mesure. Auréolé de sa couronne de sprinter imbattable, il ira alors à Newmarket défier les meilleurs milers britanniques en leur rendant du poids, mais, désorienté par le parcours en ligne droite, il versera quelque peu et ne sera battu que d'une encolure.
Pierre Wertheimer, jeune propriétaire d'alors, enclin à relever les défis, acceptera alors un duel avec SIR GALLAHAD, lauréat du prix Jacques Le Marois. Mais devant rendre dix livres à son adversaire, EPINARD sera battu d'une encolure. SIR GALLAHAD deviendra ensuite un étalon de premier plan aux Etats-Unis et sera le père de plusieurs vainqueurs du Kentucky Derby.
Ensuite, Pierre Wertheimer relévera un autre défi, celui d'aller faire une tournée aux Etas-Unis pour participer à quatre courses sur une durée huit semaines. Il terminera trois fois second et échouera radicalement dans la quattrième. D'aucuns penseront que cela était là lui demander à son champion un effort un peu excessif. Revenu en France, il entrera directement au haras.

 

MASSINE, IMPERIAL A 4 ANS

MASSINE, lui, était un cheval classique. Son éleveur n' étant pas arrivé à le vendre, le placera à l' entraînement chez Elijah Cunnington. Une fois sur les pistes, il montrera rapidement qu'il avait une pointe de vitesse foudroyante. C'est ainsi, en accélérant séchement, qu'il gagnera le prix Hocquart et le prix Lupin. Promis à remporter les futures classiques, il ne connaîtra pas la consécration cette année-là, car il tombera malade et ne fera sa rentrée que dans l'Arc (où il ne sera battu que par manque de préparation).
A 4 ans, battu par deux bons chevaux, LE CAPUCIN et FILIBERT DE SAVOIE, il ira à Ascot prendre sa revanche dans la Gold Cup en battant ceux qui venaient de le devancer. Dans l'Arc, il se montrera intraitable, l' emportant de toute une classe, comme un vrai crack.

Du côté des propriétaires, l' Aga Khan commencera à se faire remarquer. En 1924, avec POT AU FEU, il gagnera le prix Daru, surclassera ses adversaires dans le Grand Prix de Paris et le Prix du Président de la République.

 

En 1925, le Grand Prix de Paris sera gagné par REINE LUMIERE, une jument que le Baron James Armand de Rothschild avait acheté cinq jours plus tôt à Decazes qui souhaitait réduire son effectif. De surcroît, ayant parié généreusement sur sa pouliche dont la cote était astronomique, le baron réalisera là une belle affaire .

En 1926, ce sera l'avénement de DORINA qui gagnera le prix de Diane et prix Vermeille. Au haras, elle produira CARISSIMA qui sera la mère de PHARIS.

 

BIRIBI, LE CHAMPION RESCAPE

Cette année-là, BIRIBI, un drôle de cheval, marquera la génération des 3 ans. Réformé yearling pour des problèmes de jarret, celui-ci gagnera le prix Noailles, le prix Lupin, le Royal Oak et l'Arc de Triomphe. Il terminera également second du prix Greffuhle, du Jockey Club, du Grand Prix de Paris et du Prix du Président de la République, mais certains affirmeront que ces accessits devaient plus à la frilosité de son jockey plus qu'à une réelle contre-performance. Le pire aura été pour lui d'avoir été battu dans le Jockey Club par un compagnon d'entraînement qui lui était, à l'évidence, très inférieur. Avec un jockey mieux inspiré, son palmarès aurait été beaucoup plus élogieux.

 

UNE LUTTE INTENSE ENTRE MON TALISMAN ET FITERARI
En 1927, deux poulains vont dominer outrageusement la génération des 3 ans.

MON TALISMAN, entraîné par Franck Carter, gagnant des prix Daru et prix Lupin, et FITERARI gagnant de la Poule d'Essai, se rencontreront ensuite quatre fois dans les classiques. Quand MON TALISMAN gagnera le Jockey Club et l'Arc, FITERARI sera son dauphin sauf dans l'Arc où il ne sera quatrième, et quand FITERARI gagnera le Grand Prix de Parix et le Royal Oak, MON TALISMAN sera également son dauphin. MON TALISMAN, étant arthritique, il était difficile à préparer, ce qui peut expliquer quelques performances plus moyennes, mais beaucoup affirmeront  qu'il avait une valeur intrinsèque supérieure à FITERARI.

Un autre bon cheval s' illustrera cette année-là. RIALTO, un éléve de Jean Couturié, qui gagnera huit des onze courses à laquelles il participera (dont les prix Dollar et Daphnis).

Cette fin de décennie sera principalement marqué par KANTAR. En 1928, il perdra un Jockey Club qu'il n'aurait pas du perdre, mais il gagnera  l'Arc assez nettement. L'année suivante, il gagnera le prix Ispahan et se classera second de l'Arc.
En 1929, HOTWEED réalisera le doublé Jockey Club/Grand Prix de Paris. Il était entraîné par William Flatmann.
Et puis terminons par un petit exploit. Celui de COMMANDERIE, une pouliche entraînée par Percy Carter qui, au lever des rubans dans le prix de Diane, partira avec dix longueurs de retard, mais parviendra progressivement à remonter ses adversaires  et à les dépasser. Elle enchaînera ensuite en gagnant le prix Vermeille.

 

1931-1940 

RETOUR AU SOMMAIRE

 

 

 

PL AT - dans HIPPISME