27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:56

Le Ganay a donc consacré à nouveau Cirrus des Aigles face à une Trêve laissée inopportunément trop loin par L.Dettori, victime de son trop plein de certitudes. Un beau match, néanmoins indécis, plein de la tension et de la flamboyance qui laisseront des traces dans la mémoire de ceux qui suivent le sport hippique pour sa finalité première.  

Bien sûr Trêve est sans doute meilleure que Cirrus des Aigles mais les circonstances de course, le terrain, l'excés de confiance de Dettori ne l'ont pas aidé. Pour autant Cirrus des Aigles reste un champion toutes catégories qui a montré qu'il avait toujours, malgré déjà de dures luttes passées,  le même moral de poulain ambitieux, cheval de défi ne rechignant jamais à lutter.  

On peut désormais espérer une revanche en terre anglaise, qui sait ...dans les Prince Of Wales à Royal Ascot...(dixit C.Head).

Côté spectacles, l'affiche n'a pas attiré grand monde, ce qui ne fait que confirmer le déclin des courses (médiatiquement parlant). Mais ça, on le savait déjà. Et dire que Longchamp va être rénové !!! A quoi sert de rénover un temple dont les adorateurs s'avachissent devant Equidia ?

 

Peu avant s'était déroulé le Vanteaux, encore un petit Vanteaux, avec Vazira, une Aga Khan, selon les dires de son entraîneur, qui n'aurait même pas la qualité d'aller sur le St Alary ou le Diane, c'est dire  la valeur moyenne des autres pouliches. 

 

A part ça, dans le Ganay,  on a vu des chevaux Fabre à la dérive,  surévalués, indignes d'un groupe 1 (Triple Threat et Baltic Baroness). Ce qui est un peu surprenant. Mais qui témoigne quelque part d'une régression généralisée même chez les meilleurs entraîneurs.  

 

Les courses n'attirent plus, certains y croient encore, d'autres se ridiculisent en faisant preuve d'un sentimalisme excessif envers des chevaux qu'ils pensent devenir des champions, se les appropriant comme des objets de culte, des acteurs (promoteurs ?) des courses qui s'auto-congratulent. Toutes choses qui accélèrent la ghettoïsation du milieu des courses. 

Indigence du commentaire, anémie du language, tout ce qu'on lit sur le Net ou ailleurs ne valorisent pas beaucoup les courses, encore aujourd'hui sur Equidia, on parle de Literato au lieu de Laterano, ou Montclar au lieu de Montclair, on compare les deux champions du Ganay à des boxeurs, on enchaine des banalités sur Equidia Turf Club, et finalement on ne peut que regretter beaucoup les fins chroniqueurs qui officiaient il y a un demi-siècle en valorisant les courses par la qualité de leurs analyses.

 

Pour autant, ayant entendu Cedric Boutin s'exprimer récemment sur le fait qu'il se sente d'utilité publique malgré le mépris dont il est fréquemment l'objet. Il a tout à fait raison. Le socle des courses, de son économie, ce sont les chevaux de base, ceux qui font les partants, ceux des propriétaires qui prennent le risque d'investir, ceux des entraineurs dont les cotes apparaissent souvent aléatoirement cotés dans les tableaux d'Equidia. Il ne faut pas les oublier. Je ne les oublie pas, même si le sport hippique n'a de sens que par la confrontation des meilleurs... 

PL AT - dans CHRONIQUES