dimanche 7 juin 2009 Je viens de tomber par hasard sur une émission de Gény Tv, Quinté Net qui doit être quotidienne et qui doit, il me semble, aider les parieurs dans leur choix. Ce qui est de prime abord une initiative respectable, mais quand on voit le résultat, c'est assez effrayant.
Le quinté de ce 7 juin étant notre Derby, j'ai donc regardé cette émission. Je ne connais pas le nom de ces journalistes, mais d'emblée, il est clair le Jockey Club avait l'air de les ennuyer sérieusement. Au début, l'un des journalistes a commencé par user de cette expression "en dernier lieu" si souvent utilisée à tort et à travers dans les médias hippiques. (Et effet, il faudrait lui dire qu' utiliser "en dernier lieu" pour exprimer une performance antérieure est un parfait contresens elle indique en réalité une notion d'ordre) Après un léger préambule (aucun historique sur l'épreuve), ils ont à tour de rôle donner leur avis sur chacun des partants, en alignant les lieux communs et vérifiant constamment leurs notes en hésitant parfois, sans montrer à aucun moment qu'ils maîtrisaient le sujet dont il parlait. Le tout sur un ton monocorde, sans passion, et évacuant d'un revers blasé certains concurrents qui, pourtant, valent beaucoup mieux qu'un bas de tableau de handicap. Un exercice très scolaire, répétitif, assez consensuel dans ses conclusions. En fait, l'antithèse de ce qu'il faut dire pour faire aimer les courses et inciter les parieurs à s'intéresser de plus près aux concurrents. On a appris toutefois que Behestham et Parthenon avait été supplémentés, mais je n'ose pas imaginer qu'ils ne sachent pas que la supplémentation pour le Prince Aga Khan et pour les frères Al Maktoum, c'est une goutte d'eau au regard de leur fortune, et que la supplémentation, bien sûr, et un indicateur intéressant, mais sans doute abusif dans une telle épreuve. En effet, j'aurais aimé qu'ils précisent qu'une 3 ou 4eme place suffise à rembourser la supplémentation. Passe encore quelques imprécisions, mais voir présenter une telle épreuve, une des grandes étapes du calendrier classique en plat, de cette façon-là, inquiète quant au traitement qu'il est fait des courses par les médias spécialisés, et surtout sur la capacité (la volonté ?) de ces médias pour susciter engouement et passion autour du monde des courses.