25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 18:45
Ispahan, St Alary sous affluence minimale

Ce 24 mai, les deux grands épreuves du jour se sont déroulées dans un décor attristant, sans foule, sans passion,  devant quelques spectateurs, j'ai même vu un touriste japonais en repérage d'Arc (sans doute saisissant cette belle opportunité de duels entre cracks) éberlué, perdu entre quelques turfistes avachis sur les bancs, effrayé à l'idée de s'être trompé de date.

Côté sportif, Solow a confirmé sa stature et devra désormais prouver (curieusement) sa prédominance européenne à Royal Ascot,  face à un cheval hongkongais et et un cheval australien.
Le Saint Alary a été subtilisé en quelques foulées par
Queen's Jewel devant d'honnêtes et valeureuses concurrentes et va tenter le doublé à Chantilly avec en point de mire le Vermeille, leurs dernières victoires Wertheimer dans le Diane étant Egyptband en 2000 et Reine de Saba (arrière grand-mère d'Egyptband) en 1978, celle dans le Vermeille étant Dancing Maid en 1978. Donc, pas d'incursion outre-Manche bien que son nom puisse incliner à un retour dans l'Enclosure Royale à l'occasion des Coronation Stakes (un espoir toutefois de la voir plus tard dans les Nassau Stakes ou les Yorkshire Oaks (pour tester sa tenue sur 2400).

Dans le Vicomtesse Vigier, Tac de Boistron n'ayant pas trouvé le niveau d'humidité souhaité,
Sarrasin en a profité pour laisser croire qu'il puisse être un prétendant au Grand Prix de Paris. Son pedigree lui donne pour l'instant raison. Gagnant d'un petit Caracalla, fils d'High Chaparral, souche Wildenstein, c'est un 3/4 frère de Sano Di Pietro placé dans le prix du Lys, une souche qui puise sa source dans la solidité germanique, de celle qui a donné Stacelita et Sagace, une filiation avantageuse , à lui d'y faire honneur.

Pour terminer avec l'affluence clairsemée offerte aux champions, il est possible de voir dans cette photo de volatiles passifs tournant le dos au St Alary sur le point de partir une analogie avec les belles plumes qui manquent à la presse hippique, celles qui, il n'y a pas si longtemps, faisaient rayonner une influence bénéfique dans les médias nationaux et généralistes...


Ispahan, St Alary sous affluence minimale
AT - dans CHRONIQUES
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:15
Longchamp 24 mai 2015

Point d'orgue de la réunion du 24 mai, le prix Ispahan aurait pu être épique avec Cirrus, Solow, Gailo Chop et Al Kazeem, mais ce dernier a préféré tenter le doublé dans la Gold Cup du Curragh sans O'Brien mais face à The Grey Gatsby et Parish Hall. Toormore était aussi engagé mais il a préféré retarder l'échéance d'une confrontation avec Solow à Royal Ascot avant de peut-être venir à Deauville tenter le Jacques le Marois.
Quoi qu'il en soit, même avec seulement cinq partants, on peut espérer un beau duel à 2 ou à 3 comme cela a été le cas par le passé entre Miesque et Saint Andrews ou Goldikova et Cirrus.



Quant au prix Saint-Alary il sera plutôt sur un mode mineur avec des pouliches cherchant le Graal en évitant des championnes
Ici
Queen's Jewel est celle qui apparait comme la prétendante naturelle avec de tardifs débuts dans le prix Dushka et une victoire incontestée dans le prix Pénélope, le tout à Saint Cloud, et une légère arrière pensée de tenue fragile (étant fille de Pivotal). Soeur de Royalmania qui avait elle aussi des problème de tenue (4e dans le boussac, mais seulement 3e dans le Psyché)
Princess Charm, c'est le parcours par des chemins de traverse (Pornichet, Deauville sur psf cet hiver..) + une victoire dans le prix Rose de Mai. Une pouliche qui s'éteindra dés l'été passé..
Olorda qui venait d'Allemagne sans fait de gloire impressionnant a gagné un prix Vanteaux troublant en battant (quand même..) Vedouma, Akatea.

En face on a
Varana une Royer-Dupré 3/4 soeur de Valyra qui progresse comme une jeune élève appliquée et qui ne s'est pas laissée approcher face à des concurrentes assez faibles à Saint-Cloud.
Quant aux autres concurrentes, difficile de déceler parmi elles une championne à demi masquée tant leurs performances défient les simples lois d'une préparation logique et attestant d'un vrai potentiel.

Wekeela, par exemple, a été battue par une Wertheimer qui n'a même pas les honneurs des engagements classiques. Et Viroblanc (qui est toutefois affiliée à la famille de la championne Trêve) vient de battre des chevaux ayant couru à réclamer.

AT
11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 14:13
Make Believe, New Bay, Ampère

Une bien belle édition que celle des Poules d'Essai cette année. Chez les poulains, deux pensionnaires d'André Fabre se sont illustrés avec deux parcours diamétralement opposés, le gagnant Make Believe, en force le long de la lice sans s'en écarter de plus d'un mètre , là où ça roule, le second New Bay dernier à l'entrée de la ligne droite en plein piste larguant l'excellent Muhaarar de dix longueurs en 400m. Deux gagnants issus de deux étalons père et fils, le père Dubawi ayant produit le second, le fils Makfi ayant produit le gagnant, deux vainqueurs du Jacques le Marois.
La logique voudrait que
New Bay aille sur le Jockey Club (avec en point de mire les King Edward VII ou plus tard les International St) et Make Believe vers les St'James's puis le Jean Prat et/ou le Jacques Le Marois avec un option possible pour les Sussex à Goodwood fin juillet. A noter l'ascendance singulière de Make Believe, c'est en effet un 3/4 frère de Tante Rose (Sprint Cup) et sa troisième mère a produit Celestial Halo un lauréat du Triumph Hurdle.
Si ces deux-là gagne un ou deux groupes 1 cette année, c'est le rating de la Poule d'Essai des poulains qui est sauvé.

Demeurant invaincu, Ampère a fait sien le prix Hocquart assez facilement faisant honneur à sa filiation avec la grande Triptych et semble en mesure de réitérer un doublé avec le Grand Prix de Paris comme l'avait fait André Fabre avec Dancehall. 

 

Make Believe, New Bay, Ampère

Chez les pouliches, confirmation de la classe d'Ervedya qui a appliqué la même tactique que New Bay pour éviter d'eventuels remous du peloton. Trés bonne seconde place d'Irish Rookie qui a résisté héroïquement à Mexican Gold. Désormais, avec Ervedya, on vise les Coronation Stakes.
Dans un mois, Royal Ascot va dérouler son tapis royal. Et on a là assurément deux bonnes chances pour affronter les meilleurs 3 ans britanniques.

Mercredi, le prix Cléopâtre verra la rentrée directe d'
Al Naamah et Shahah, deux pouliches d'André Fabre promises aux feux des projecteurs mais qui se sont révélées décevantes, notamment Shahah que L.Dettori a senti se décomposer dans le Boussac.
Chez les inédits un certain
Oblonsky (supplémenté) fera ses débuts sous casaque Rothschild. C'est un 3/4 frère du champion Indian Danehill.
Dans le prix Verso II, le prometteur
Philosopher essayera de faire aussi bien que Mutual Trust qui a gagné le Jean Prat et tenté le Jacques Le Marois.

AT
8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 10:39
Poules d'Essai 2015

Les Poules d'Essai attirent depuis maintenant depuis une dizaine d'années des pelotons de prétendants. A cela une raison bien simple.
En fonction du numéro dans les stalles, et avec avec un peu de chance dans le parcours un cheval moyen peut gagner l'équivalent d'une victoire dans un groupe 3 en prenant une quatrième place (cas de Venomous, Pornichet, Californiavitality ces dernières années..)
Cette année ne déroge pas à la règle. A côté d'un vrai bon cheval comme
Muhaarar (un 3/4 frère de Mister Charm) mais le plus mal loti ans les stalles, d'un Karar suplémenté dauphin de Territories, d'un Make Believe sans fausses notes et d'un War Envoy auteur d'une bonne performance dans le Lagardère, on a des profils de chevaux précoces qui tentent un peu leur va-tout comme Sir Andrew, El Suizo, Cornwallville et Smaih et d'autres qui ont commis une performance honnête (ou trés prometteuse) soit en Province ou Paris comme Tale Of Life, New Bay, Hawke, Mr.Owen, The Comissioner, Borsakov, Mind That Boy.
Entre les deux, des profils atypiques comme le Godolphin Matfool qui a de bonnes lignes en Angleterre et à Dubai et l'autre O'Brien Highland Reel qui n'a pas fait sa rentrée, qui n'est pas sûrement son meilleur 3 ans mais qui sera associé à Ryan Moore.

Si la course ne fait pas trop de victimes, normalement
Karar a ses chances mais doit battre Muhaarar, Make Believe, Tale Of Life qui peut se révéler (dans le prix Machado il rendait beaucoup de poids à New Bay et a été gêné).
La surprise c'est sans doute
Flaming Spear un poulain reconnaissable entre tous avec ses trois balzanes, une vraie graine de champion, envisagé pour les Guinées (mais qui a été blessé) et dont la rentrée dans les Greenham ne doit pas être prise à la lettre.
Quelques autres peuvent peuvent , sur un jour, avec le parcours idéal, dépassé un peu leurs limites. C'est le cas de
War Envoy.
Une petite préférence pour
Tale Of Life (petit-fils de Miesque) et Borsakov (un 3/4 frère de Bago) pour leurs origines Niarchos de premier plan.
En tout cas c'est ce qu'on pourrait espérer pour éviter à minima une rétrogradation.


Pour les pouliches ce sera un peu différent car il y a un vrai duel annoncé entre
Ervediya et Mexican Gold. Face à elles, Fontanelice, Ameenah, mais aussi d'ambitieuses pouliches toutes neuves comme Sainte Amarante et Maimara.

2009 : c'est la dernière édiion où les lauréats des Imprudence et la Grotte se sont affrontées et c'est Elusive Wave la gagnante de l'Imprudence qui avait pris l'ascendant sur celle de la Grotte Tamazirte.

Mexican Gold a des origines fastueuses du côté de Zamindar et c'est une soeur d'Announce.
Ervedya (Syouni) a pour mère Elva (King's Best) aussi entraînée par Jean-Claude Rouget ce qui ne l'autorise guère à voir plus loin que 1600m. Sa souche maternelle est une des plus prestigieuses. Dans la continuité de l'élevage Boussac, elle remonte à Esmelrada (1939) une gagnante du prix Morny qui sera là mère de Coronation, une des pouliches à avoir gagné l'Arc.

Sainte Amarante (Le Havre) a un profil très séduisant, c'est la souche Wertheimer de Fruits Of Love, Mujadil (le père de Kingsgate Native, Satri). Sans un seul coup de cravache, elle a tracé des lignes droites qui attestent assurément d'un potentiel au-dessus de la moyenne.
Maimara (Makfi) avait débuté correctement face à Mexican Gold et Sayana qui tentera sans doute le Saint-Alary et sa rentrée sur 2000m a été en tous points exemplaire . C'est la famille de Thymus qui a gagné la Poule d'Essai des Poulains dans les années 50.
Pour la casaque Wertheimer,
Bilissie est une 3/4 soeur de Plumania qui puise ses origines chez Rothschild (Lady Berry) et plus avant chez Boussac, avec des championnes comme Coronation et Esmeralda, souche identique à celle d' Ervediya. Quant à Soft Drink qui avait tenté le Boussac, c'est une souche US, celle du sprinter Mozart mais aussi celle d'Allez France.
 

Queen Bee et Kenouska sont eux profils de pouliches précoces qui ont déjà beaucoup donné
Penorka (souche Lagardère/Aga Khan) a le droit de tenter sa chance au moins pour un podium.
Parmi les deux étrangères , la plus apte à approcher le podium est
Irish Rookie qui a tenté les Guinées.

AT
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:07
Territories

Territories

Karar

Karar

Mexican Gold

Mexican Gold

Vedouma

Vedouma

Queen's Jewel

Queen's Jewel

AT - dans PHOTOS-VIDEOS
17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 19:32
Poules de Produits, préparatoires

Que reste-t-il des Poules de Produits ? Nées au 19eme Siècle, au départ elles étaient cinq (Prix Daru, Lupin, Hocquart, Noailles et Greffuhle) considérées comme des préparatoires pour les épreuves dites classiques.
Pendant un siècle, peu de changements. Au début, les engagements étaient pris dés l'année de naissance puis ont été rapidement repoussés en fin d'année de yearling puis longtemps après un siècle plus tard l'année de 2 ans pour être dans les années 80 pris l'année de 3 ans et depuis 2013 soumis aux mêmes conditions qu'une épreuve de groupe ordinaire.
A partir des années 70, le programme a été sérieusement éreinté avec la suppression du prix Daru puis trente ans plus tard par celui du prix Lupin quand le Jockey Club a été ramené sur 2100m. Autant dire une normalisation qui a enlevé tout le charme d'une partie du programme de sélection.
Paraléllement à ces modifications, le prestige des Poules restantes a diminué fortement. La Poule qui reste encore aujourd'hui une vraie référence c'est le prix Greffuhle, et même si ces dernières années, hormis la parenthése du défi réussi de
Pour Moi à Epsom, le dernier grand vainqueur reste Dalakhani en 1999 qui faisait suite à Monjeu, Peintre Célébre et Suave Dancer trois vainqueurs d'Arc, une belle série réalisée sur une seule décennie qui n'est pas prête de se reproduire de sitôt.
Auparavant depuis les années 40 jusqu'aux années 80 de grands champions ont souvent réalisé le doublé avec le Jockey Club et/ou le prix Lupin, des champions parmi lesquels Le Pacha, Ardan, Prince Chevalier, Ambiorix, Scratch, Sicambre, Amber, Herbager, Sea Bird, Roi Dagobert, Rheffic, Roi Lear, Dankaro, Youth, Darshaan, Mouktar, Epervier Bleu...

Le Prix Noailles a été de tout temps un grand pourvoyeur de champions tels Prince Chevalier, Vimy, Tanerko, Val de Loir, Diatome, Roi Dagobert, Luthier. Dans les années 70-80, quand il se courait sur 2200m, c'est un grand vide dans le palmarès avec des chevaux un peu passés facilement à la trappe de la postérité, sauf Bering en 1986. Le dernier le plus marquant a été dans les années 90
Helissio qui à trois ans a gagné le Lupin, le Grand Prix de Saint-Cloud, le Niel et l'Arc puis à quatre ans le Ganay et à nouveau le Grand Prix de Saint-Cloud. Ensuite il y a eu le Lagardère Slickly. Mais depuis 2000, le renom de l'épreuve n'a fait que diminuer avec une forte hétérogénéité dans les gagnants sauf en 2007 avec Soldier Of Fortune et à un degré moindre Planteur en 2010. En 2014, il a été tout à fait logiquement retrogradé Groupe 3.
Ces trente dernière années, le doublé avec le Jockey Club n'a été réalisé que deux fois avec
Bering en 1986 et Anabaa Blue en 2001. Et depuis 2001, seuls six gagnants du Noailles ont tenté le Jockey Club. Le dernier doublé avec le Grand Prix de Paris date de 1999 avec Slickly. Donc, autant dire que ce prix Noailles n'a plus valeur de préparatoire et se destine malheureusement à n'être qu'une épreuve parmi d'autres visée par des 3 ans souvent sans ambition.

Dernier vestige des Poules de Produits, le prix Hocquart a lui aussi une pléthore de champions à son palmarès comme Ardan, Reliance, Val de Loir, Herbager, Sicambre, Auriban, Angers, Val de l'Orne, Le Marmot, Darshaan, Mouktar, Bering, Pistolet Bleu mais depuis la fin des années 80, seul le nom Hurricane Run relève un peu le niveau du palmarès.
Depuis 20 ans, seuls deux chevaux ont réussi à gagner un groupe 1 après le prix Hocquart (
Hurricane Run et Khalkevi), autant dire que l'épreuve est en sursis et pourrait bien subir le même sort que le prix Noailles.

Concernant les autres épreuves préparatoires, les mâles peuvent passer par les prix Djebel, de Fontainebleau ou Guiche.
Le prix Djebel sur 1400m a toujours été une épreuve convoîtée (on y trouve des champions comme
Nureyev ou Kingmambo) qui commence à devenir incontournable, très bien située dans le calendrier, début avril, et idéale pour une rentrée, pour la pertinence du résultat car en ligne droite, pouvant préparer aux Guinées, La Poule d'Essai et le Jockey Club même s'il est plutôt destiné à formater des milers. L'Emigrant a d'ailleurs gagné le prix Lupin, Le Havre le Jockey Club et Vitiges qui avait gagné le Morny à 2 ans a gagné ensuite les Champion Stakes. Les bons 2 ans qui ont été sur le Papin ou le Morny y font souvent leur rentrée.

Le prix de Fontainebleau mi-avril a toujours été une bonne préparatoire même si on ne trouve pas à son palmarès de très grands champions, mais plutôt de très bons chevaux devenus de précieux étalons comme
Arctic Tern, Blushing Groom, Mendez, Daylami. En effet, un très bon 2 ans mais pas spécialement précoce pourra débuter à l'automne en évitant les combats trop difficiles, puis faire sa rentrée dans une B au printemps et aller directement sur la Poule d'Essai sans avoir à passer par le Fontainebleau.
Quant au prix de Guiche sur 1800m début mai, malheureusement trop sous-évalué à mon sens ces vingt dernières années, c'est aussi souvent une bonne épreuve avec le prix Greffuhle pour aller sur le Jockey Club (14 doublés à ce jour, 1 seul depuis 1979). A son palmarès on trouve Ardan, Sicambre, Saint-Crespin, Scratch, Relko, Vaguely Noble, Gay Mecene, Top Ville. Il a été aussi longtemps une bonne préparatoire pour le Jean Prat quand il était sur 1800m.

Concernant les pouliches, leur sont ouverts les Noailles, Hocquart et Greffuhle mais le petit avantage de 1.5kg ne les incite guère à tenter l'aventure, autant plus qu'elles ont un programme plutôt bien fait pour s'affronter entre elles. Toutefois au 19ème siècle, cela était fréquent et les trois Poules de Produits ont été souvent gagnées par des pouliches. Ensuite, certaines ont réussi à se placer, comme
Crudité quis'est classée 3e du Hocquart en 1935 et Vigilance seconde du Noailles en 1942 (elle a ensuite gagné le Diane et le Vermeille) et la dernière à avoir réalisé une bonne performance a été Cantilever, une pouliche Abdullah entraînée par C.Head-Maarek qui a terminé seconde, puis a gagné le Royaumont avant d'échouer dans le Vermeille en 1998.
Pour leur programme, comme pour les mâles, elles ont le prix Imprudence sur 1400m, épreuve briguée par de nombreuses championnes telles Miesque, Ravinella, Six Perfections, Natagora, Moonlight Cloud. L'épreuve a souvent été une spécialité de F.Boutin et C.Head-Maarek (18 victoires à eux deux dans les années 80-90).
Le prix de la Grotte sur 1600m, c'est le tremplin idéal pour la Poule d'Essai, mais par comparaison avec l'Imprudence, il est moins prestigieux malgré la présence à son palmarès d'Apollonia, Pola Bella, La Sega, Dahlia, Riverqueen, Divine Proportions et Zarkava.
Le prix Pénélope sur 2100m c'est une préparatoire aléatoire (trop tôt dans le programme..) en tout cas pour aller vers le Diane sauf du temps de Marcel Boussac et pour la casaque Wildenstein qui a réussi le dernier doublé en 1976 avec
Pawneese, mais aussi avec All Along une lauréate de Vermeille et d'Arc et Muncie une lauréate du Saint-Alary. Les dernières lauréates n'ont pas la prestance de ces championnes, loin de là.
Le prix Vanteaux sur 1850m a produit un peu plus de gagnantes de prix de Diane (derniers doublés avec Harbour, Zainta, Latice) mais il a surtout donné
Three Troikas une gagnante d'Arc. Ces dernières années, son palmarès est plus homogéne avec de très bonnes pouliches comme Vazira, Esotérique, Zagora, Satwa Queen.
Quant au prix Cléopâtre, c'est une spécialité A.Fabre et A.de Royer-Dupré (16 victoires à eux deux ces vingt dernières années) autant dire que l'intérêt que portent ces deux grands stratèges à l'épreuve atteste de son importance en terme d'échéance et de distance. Il sera toujours à suivre avec le plus grand intérêt

AT - dans CHRONIQUES
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 19:18
Territories, Mexican Gold, Sarrasin

Objectif atteint pour André Fabre. Territories (Invincible Spirit) un de ses meilleurs 2 ans l'année dernière lui a offert le prix de Fontainebleau, épreuve qui lui échappait depuistrès longtemps, ce qui devait forcément l'agacer un peu intérieurement. De plus Territories l'a fait sans contestation possible en confirmant la classe et le potentiel inhérents à son pedigree. C'est en effet une filiation prestigieuse par sa quatrième mère Helen Street une gagnante des Oaks irlandais qui a été élevée à Ballymacoll Stud par Sir Michael Sobell et Lord Weinstock. Helen Street n'est rien moins que la mère de Street Cry (lauréat de la Dubai World Cup) étalon Darley aux Etats-Unis (père notamment de la championne Zenyatta) et la grand-mère de Shamardal (auteur du triptyque Poule d'Essai, Jockey Club, Saint James's Palace Stakes) étalon Darley en Irlande. Autant dire que pour lui, s'il s'empare de la Poule d'Essai, s'il tente les St James's à Royal Ascot, le Jacques Le Marois et le Moulin pour briller sur le mile, ou s'il va sur un peu plus long en gagnant ce qui se fait de mieux, son avenir d'étalon Darley est tout assuré pour devenir un digne de continuateur de son père Invincible Spirit à l'image du Juddmonte Kingman qui commence la monte cette année aux côtés d'Oasis Dream.

Une heure après cette victoire c'est au tour de
Mexican Gold d'offrir le prix de la Grotte à André Fabre, épreuve qu'il a déjà gagné avec la mère et la fille (Grey Lilas et Golden Lilac). Là encore le pedigree incitait tout naturellement cette pouliche à se distinguer. Née de Medaglia d'Oro un étalon US qui a la cote outre-Atlantique depuis qu'il a révélé la championne Rachel Alexandra, elle se situe dans la descendance de la matrone Zaizafon, son arrière grand-mère, qui sera la mère de Zafonic et Zamindar. Elle a aussi pour soeur aînée Announce une gagnante du prix Jean Romanet ainsi que Straight Thinking qui avait été battue par Lesstalk In Paris l'année dernière dans le prix de la Grotte. Profil là-aussi pour briguer à minima la Poule d'Essai.

Lors de cette réunion, confirmant que la science des engagements chez André Fabre a à voir avec une pertinence de savant autiste et fou, c'est
De Tréville, un poulain bien né (fils de la championne Dar Re Mi) qui a fait sien le prix du Grand Palais (une bonne B) en résistant jusqu'au deuxième poteau à un poulain qui pour ses débuts n'avait pu que d'approcher d'assez loin le panache intouchable du bon Karar, ce même Karar qui s'est fait étrillé facilement dans le Fontainebleau par Territories. C'est dire la différence de classe entre ce De Tréville et Territories. Il est engagé dans le Greffuhle comme d'autres Fabre, notamment Grey Lion un autre futur grand (peut-être prêt à tenter Epsom) mais il tentera à priori plus le prix Hocquart, le programme intermédiaire entre une B et un groupe sur environ 2000m étant loin d'être évident.

Mardi à Saint-Cloud, ce fut une toute autre histoire. Trois partants, pas même un podium, et une grosse déception avec
Baltic Comtess, la soeur de Baltic Baroness qui, pour sa rentrée, est restée platement dans son action, laissant s'éloigner Queen's Jewel, la soeur de Royalmania, et laissant ainsi à penser qu'elle n'a même pas la tenue pour aller sur plus de 1600m (à moins d'un jour sans..). A voir si elle est plutôt orientée vers le prix de Sandringham.
Ce mardi, ce fut aussi le blocage par le personnel des pistes suite à une non-revalorisation des salaires, l'occasion de se rendre compte du mépris à peine voilé à l'encontre de ce personnel par les représentants des instances du galop, surtout en la présence de Mr Bélinguier présent pour voir son représentant Broadway Boogie faire ses premiers pas à Paris mais très discret au moment de l'incident du blocage (comme les micros d'Equidia) toutes choses qui fleuraient un cynisme ambiant, reléguant cet incident aux fins fonds des préoccupations officielles face aux enjeux capitaux du Nouveau Longchamp. Bref, un sentiment d'écoeurement et la vague sensation que le conservatisme notoire desdites instances avait encore de belles perspectives.

Lundi prochain c'est le Noailles, un petit Noailles dégradé. Au départ estt prévu 
Karaktar le trés brillant lauréat du François Mathet qui n'aura pas une opposition à sa hauteur, en tout cas pas de celle capable de réhabiliter l'épreuve, elle qui fut une poule de produits importante avec à son palmarès des champions de la stature de Vimy, Match, Val de Loir, Diatome, Luthier, Sancy, Helissio, Soldier Of Fortune...
Pour autant, c'est encore par André Fabre que l'épreuve pourra susciter un peu d'intérêt avec la supplémentation un brin provocatrice d'un certain
Sarrasin, un fils de Monsun qui a débuté modestement sur 1600 sans essayer de suivre le bon Tale Of Life et qui a fait sa rentrée sur 2400 dans une B modeste. C'est un Wildenstein 3/4 frère de Sano di Pietro qui s'était placé dans le prix du Lys. Potentiel loin d'être évident, mais sans doute l'opportunité de se placer avantageusement dans un groupe 3 plutôt et lui aussi d'aller tenter le prix du Lys puis avoir en point de mire le Grand Prix de Paris.
Outre Manche, les Craven Stakes qui viennent de se courir ne nous ont rien appris de transcendant. Attendons les Greenham samedi avec la rentrée de Belardo, Estidhkaar, Ivawood, Dick Whittington et les prometteurs Fannaan, Flaming Spear, Toocoolforschool et Muhaarar...

AT - dans CHRONIQUES
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 12:05
Royal Ascot

A l'heure où les courses de plat françaises semblent traverser une période de turbulence, avec une mise en pilotage automatique de leur avenir par les dirigeants de France Galop un peu sourd à la désaffection progressive des parieurs et des spectateurs, il est dommage que, pour augmenter la notoriété de le spectacle de ce sport peu commun, rien ne soit fait vraiment développer plus activement l'organisation de vraies manifestations médiatisées avec de vrais meetings de courses importantes, comme cela se fait en Angleterre.

Chez nos voisins anglais dont la culture hippique est génétiquement ancré depuis fort longtemps, alors qu'en France il est plutôt question de culture d'adoption, dix meetings sont organisés de mai à octobre, le plus ancestral et prestigieux étant celui de
Royal Ascot qui se déroule en juin durant cinq jours.
Le passionné de sport hippique qui assisterait à ces dix meetings verrait plus de 80 courses de groupe dont une vingtaine de groupes 1.
En France (entre Deauville et Paris) pour assister à l'équivalent en courses de groupe uniquement sur des week-ends, le passionné qui de plus n'habiterait pas en région parisienne (par exemple à Angers) devrait faire quatre fois plus de déplacements, et ce malgré la concentration des belles épreuves à Chantilly, Deauville ou Longchamp pour les week-ends du Vermeille et de l'Arc. De plus, cela lui coûterait deux fois plus cher alors que le prix d'entrée sur les hippodromes anglais est en moyenne quatre fois plus élevé qu'en France pour voir les courses dans de bonnes conditions..
Bien évidemment impossible de copier
Royal Ascot, mais organiser des meetings comme le May, l'Ebor Meeting à York ou le Glorious Goodwood est sans doute une piste intéressante.

Concernant les courses en Angleterre, paralléllement à la désaffection des spectateurs sur les champs de course, on assiste aussi malheureusement à une perte d'influence des chevaux français sur les pistes anglaises. Dans deux semaines seront publiés les engagements pour
Royal Ascot et depuis 2012 qu'aucun cheval français n'y a gagné d'épreuve malgré une quarantaine de tentatives (dernière victoire : Immortal Verse dans les Coronation Stakes en 2011). Cette année, en attendant de savoir si des 3 ans tenteront l'aventure, on compte surtout sur Solow pour effacer ce triste bilan dans les Queen Anne.
Il fut pourtant une époque dans les années 40 et 50 où l'élevage français brillait partout en Angleterre grâce à l'action volontaire et conquérante de
Marcel Boussac. En effet, à titre comparaison, les chevaux français ont gagné autant de courses à Royal Ascot de 1946 à 1959 que durant ces trente dernières années.
L'année la plus faste aura été 1948 avec six victoires. Dans les années 50
Alec Head sera celui qui y réussir le mieux avec six victoires puis dans les années 70 il y aura l'exploit du stayer Sagaro qui gagnera trois fois le Gold Cup pour François Boutin, puis des années 80 jusqu'à ce jour, André Fabre sera celui qui défendra le mieux nos intérêts avec huit victoires.
Pendant longtemps la
Gold Cup a été une de nos spécialités avec des champions comme Souverain, Caracalla, Arbar ou Sheshoon (qui sera le père de l'Arc Winner Sassafras) ce qui n'est plus le cas désormais (et c'est dommage..) car depuis l'exploit de Sagaro dans les années 70, seul Westerner l'a gagné. On y réussit bien avec les pouliches de 3 ans dans les Coronation Stakes mais beaucoup moins dans les St James's (la dernière victoire remonte à 1999 avec Sendawar).


Ci-dessous les victoires françaises à Royal Ascot depuis 1946 :
2011 Coronation Stakes IMMORTAL VERSE Robert Collet
2010 Queen Anne Stakes GOLDIKOVA Freddy Head
2010 Prince Of Wales’s Stakes BYWORD Andre Fabre
2009 Prince Of Wales’s Stakes VISION D’ETAT Eric Libaud
2008 Windsor Forest Stakes SABANA PERDIDA Alain de Royer-Dupre
2007 Prince Of Wales’s Stakes MANDURO Andre Fabre
2005 King’s Stand Stakes CHINEUR Mikel Delzangles
2005 Queen Anne Stakes VALIXIR Andre Fabre
2005 Gold Cup WESTERNER Elie Lellouche
2003 Wokingham Handicap RATIO John Hammond
2001 Coronation Stakes BANKS HILL Andre Fabre
1999 St James’s Palace Stakes SENDAWAR Alain de Royer-Dupre
1997 King’s Stand Stakes DON’T WORRY ME Guy Henrot
1996 Coronation Stakes SHAKE THE YOKE Elie Lellouche
1996 Ribblesdale Stakes TULIPA Andre Fabre
1993 St James’s Palace Stakes KINGMAMBO Francois Boutin
1993 Coronation Stakes GOLD SPLASH Criquette Head
1993 Queen’s Vase INFRASONIC Andre Fabre
1989 Coronation Stakes GOLDEN OPINION Andre Fabre
1986 King’s Stand Stakes LAST TYCOON Robert Collet
1989 Coronation Stakes GOLDEN OPINION Andre Fabre
1980 Hardwicke Stakes SCORPIO Francois Boutin
1978 Hardwicke Stakes MONTCONTOUR Maurice Zilber
1977 Gold Cup SAGARO Francois Boutin
1976 Coronation Stakes KESAR QUEEN Scobie Breasley
1976 Gold Cup SAGARO Francois Boutin
1975 Gold Cup SAGARO Francois Boutin
1975 King’s Stand Stakes FLIRTING AROUND Richard Carver
1974 Prince Of Wales’s Stakes ADETMUS John Cunningham
1973 Prince Of Wales’s Stakes GIFT CARD Angel Penna
1973 Gold Cup LASSALLE Richard Carver 
1973 Queen Alexandra Stakes PEACOCK 
1971 Queen Anne Stakes ROI SOLEIL Charles Bartholomew
1970 King’s Stand Stakes AMBER RAMA Francois Mathet
1968 Gold Cup PARDALLO II Charles Bartholomew
1962 Gold Cup BALTO M Bonaventure
1960 St James’s Palace Stakes VENTURE Alec Head
1960 Gold Cup SHESHOON Alec Head
1960 Coronation Stakes BARBARESQUE W Clout
1960 King Edward VII Stakes ATRAX H Nicholas
1959 Gold Cup WALLABY Percy Carter
1957 Coronation Stakes TORO Alec Head
1956 Coronation Stakes MIDGET Alec Head
1956 Gold Cup MACIP Charlie Elliott
1956 King's Stand Stakes PALARIVA Alec Head
1954 Gold Cup ELPENOR Charlie Elliott
1953 Queen Anne Stakes ARGUR J Glynn
1953 Hardwicke Stakes GUERSANT G. Watson
1952 Hardwicke Stakes DYNAMITER Ch. H. Semblat
1951 Gold Cup PAN II Etienne Pollet
1950 King Edward II Stakes SKYREADE Alec Head
1950 Queen's Vase FASTLAD
1949 Queen Anne Stakes ALINDRAKE
1948 Queen Anne Stakes SOLINA P Moret
1948 Gold Cup ARBAR Charles Semblat
1948 Queen Mary Stakes CORONATION Ch. H. Semblat
1948 King Edward II Stakes VIC DAY H. Blagrave
1948 Queen's Vase ESTOS
1948 Queen Alexandra Stakes VULGAN
1947 Gold Cup SOUVERAIN Henri Delavaud
1947 Queen Alexandra Stakes MONSIEUR L'AMIRAL
1947 Hardwicke Stakes NIRGAL Ch. H. Semblat
1946 Gold Cup CARACALLA Charles Semblat
1946 Hardwicke Stakes PRIAM Ch. H. Semblat
1946 Queen Alexandra Stakes MARSYAS Ch. H. Semblat
1946 Jersey Stakes SAYANI William Johnstone

AT - dans CHRONIQUES
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 20:03
Pr François Mathet

En ce week-end de Dubai World Cup, où les participants, pour une grande majorité d'une envergure internationale toute relative, jubilent de croire au miracle en espérant grapiller un bout du pactole dans un décor qui n'est qu'une copie démesurée et clinquante d'Ascot, les courses de plat reprennent progressivement en Angleterre et en Irlande. Ce qui est quand même un peu plus intéressant.

A Saint-Cloud, la réunion pourra être instructive. Il y aura le fameux François Mathet qui se courrait avant sous le nom de Prix de Courcelles. C'est un épreuve (gagnée souvent par André Fabre, quasiment une année sur trois ces trente dernières années) au palmarès de laquelle on trouve un gagnant d'Arc (Trempolino) et un gagnant de Jockey Club (Crystal Palace).
Plus récemment, son apport en champions est moins évident mais on y trouve néanmoins
Ocovango, Vadamar, ou Best Name.
L'épreuve jamais très riche en partants ce qui confirme encore cette année. Y sont attendus
Big Blue, un des meilleurs 2 ans et Karaktar qui a encore tout à prouver.
Dans les prix Caius et Polly Girl, on suivra plus particulièrement
Arctic Gyr (issu de la souche Niarchos de Coup de Folie), Bilissie une 3/4 soeur de Plumania, Delivrance une 3/4 soeur de Kingsalsa et Pearly Steph le 1er produit de Pearl Banks.

En Angleterre, dans le Doncaster Mile Stakes, on aura plaisir à revoir
Tullius le hongre d'Andrew Balding qui, à 6 ans dans les Queen Anne, devançait facilement Side Glance un des participants anecdotiques à la Dubai World Cup. Dans la même épreuve on retrouve le bon Penitent désormais âgé de 9 ans lauréat sur le tard du Sandown Mile et des Joel Stakes.
De son côté Astaire un ex gagnant des Middle Park Stakes fera sa rentrée dans le Cammidge Trophy.

En Irlande,
Tribal Beat, un Bolger sera à suivre pour ses débuts. C'est en effet le frère de Tasaday.

Côté Meydan, pour les épreuves sur gazon, la Dubai Turf et la Sheema Classic valent quand même le détour avec la confrontation inédite Solow / The Grey Gatsby et la revanche entre Flintshire et Main Sequence. Quand on pense que pour gagner la même allocation allouée à l'une de ses deux épreuves, un cheval devrait en Angleterre gagner à la fois les International Stakes, les Champion Stakes, les King George et les Prince of Wales's Stakes, ça laisse pantois. Dans le même ordre de grandeur le gagnant de la Dubai Word Cup aura gagné quasiment la même chose que Trêve qui a gagné deux Arc de Triomphe.
Pour la Dubai Word Cup, voir Prince Bishop et African Story qui ne sont quand même pas des grosses pointures (et qui n'ont pas beaucoup de faits de gloire en Europe) face à des chevaux américains moyens comme Lea ou Candy Boy incapable de suivre de vrais cracks comme Dan Wise ou Shared Belief, ou encore des japonais qui valent tout juste Gentildonna ou Just A Way, ne présente qu'un intérêt limité. Heureusement que la présence de California Chrome reléve un peu le niveau.

Jeudi prochain à Maisons-Laffitte, se jouera l'octroi d'un visa pour éventuellement aller se frotter aux meilleurs 3 ans anglais dans les Guinées. Parmi les engagés dans les prix Djebel et Imprudence, sont dans ce cas Alpha Bravo, Make Believe, Nucifera, Ride Like The Wind, High Celebrity, Stars And Clouds, Queen Bee, La Berma, Night Of Light et Fontanelice.

AT - dans CHRONIQUES
22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:38

Encore de belles notes à Saint-Cloud :
Karar a beaucoup impressionné dans le prix Pas de Deux. Mais méfions-nous, car Saint-Cloud à cette époque prématurée de l'année, les performances doivent toujous se mesurer avec prudence. Quoi qu'il en soit Karar a fait des débuts irréprochables.  C'est un fils d'Invincible Spirit et du côté maternel, c'est une famille Strawbridge, affilée à Lucarno un gagnant du Saint-Leger pour John Gosden. Malgré cela, pas trop un profil de 2400.


Le même jour sur 1600, Rosental, une pouliche Fabre issue d'une bonne famille de chevaux néo-zélandais a bien débuté face à des chevaux plus expérimentés. Sans plus..pas sûr qu'elle ait la classe de Bawina qui avait gagné la même épreuve l'an dernier.
POur François Rohaut, le poulain
Mr. Owen a gagné d'une façon un peu plus franche. Ce fils de Mrs Lindsay avait débuté à Cagnes battu par un Rouget plus que moyen.


Quelques jours plus tôt dans le Maurice Caillault, une belle surprise avec
Piment Rouge
pour Christian Scandella qui a gagné face à des adversaires qui en avaient fait un objectif. Test pour aller sur les prix La Force Hocquart ou Noailles. Son père est Evasive, un jeune étalon stationné au Hars de Grandcamp et qui commence à faire parler de lui (son prix de saillie à doubler cette année suite à la victoire de son premier gagnant de groupe, Evasive's First, dans le prix des Chênes). Sa souche maternelle est celle de l' Aga Khan Kamiya (une petite fille de Cherry qui avait élevée par le Prince Aly Khan) une jument qui deviendra ensuite une poulinière chez Paul de Moussac et qui donnera naissance à Clara Bow, une jument très moyenne en course mais qui, au Haras, pour Berend Van Dalfsen, produira l'excellent Turtle Bowl. C'est aussi la même famille maternelle que Kartajana et Caerlina une lauréate du prix de Diane qui sera la grand-mère de Sri Putra.


Dans le prix Rose de Mai, rien à signaler. Arrivée groupée.


A noter la belle performance de
Val D'hiver pour HA.Pantall qui a débuté victorieusement dans le prix Parade d'Amour. Son père est Zafeen (par Zafonic, un gage de vitesse de base) un étalon français stationné depuis maintenant cinq ans au Haras du Petit Tellier. Côté maternel, c'est la bonne famille Wildenstein qui remonte à Vale dans les années cinquante et qui a donné Vespone, Virunga, Verveine, Volga, Vallée Enchantée toute une génération de chevaux garantissant une bonne tenue.


Déceptions par contre avec Arcenfete un neveu de Juvenia lauréate du Marcel Boussac qui n'a pas fait honneur à sa filiation prestigieuse avec Trillion, Triptych, ainsi qu'avec Luxe Vendôme un frère de Prestique Vendôme qui s'est ramolli dans les mains de F.Dettori


Désormains, se profilent les prix Omnium II et La Camargo, deux épreuves qui par le passé ont révélé de vrais champions.
Au vu des partants, pas de quoi s'enthousiasmer. Le Omnium II sera convoité par un fils de Kitten's Joy invaincu à Nantes, un espagnol qui a tenté le Critérium International et deux Wertheimer, Green Sweet qui a battu le bon Projected 2 ans et Iceberg qui avait montré quelques limites dans le prix des Chênes.
Dans le La Camargo, confrontation attendue entre la Rouget Harpy invaincue (mais encore à situer) et la Wertheimer Pitamore qui avait débuté facilement sur Psf (elle est de la même famille maternelle que California Chrome).
Le même jour dans le prix Nasrullah, ce sera la rentrée sur 2100 du trés attendu
Grey Lion, le frère de Golden Lilac.

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